Bibliographie
Descartes
Le socle documentaire. Chaque entrée indique sa langue, son importance et, quand c'est possible, un accès en ligne libre. La base grandit au fil de la recherche. Pour l'instant 7 références, dont 7 en accès libre.
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Méditations métaphysiques
Les six Méditations conduisent du doute hyperbolique (le malin génie) au cogito, puis à Dieu garant des idées claires et distinctes, et enfin à la distinction réelle de l'âme et du corps. Le socle de tout le rationalisme. Les Objections et réponses (textes de tiers) ne sont pas incluses.
Accès libre fr.wikisource.org (trad. Luynes) ↗ -
Discours de la méthode
Le manifeste de la philosophie moderne, écrit en français pour être lu de tous. Descartes y expose sa méthode (le doute, l'évidence, l'analyse, la synthèse), le premier principe « je pense, donc je suis », et la distinction de l'âme et du corps.
Accès libre fr.wikisource.org (éd. Cousin, 1824) ↗ -
Descartes
Monographie de la collection Hachette "Les Grands Écrivains français", relecture militante qui lit Descartes à travers la science et la philosophie du XIXe siècle (Darwin, Spencer, Kant, Schopenhauer) pour montrer qu'il les a "marqués d'avance". Thèse double et symétrique : côté science, le mécanisme cartésien fait de Descartes "le vrai Copernic de la science moderne" ; côté philosophie, le doute et le cogito précèdent Hume et Kant et l'idéalisme annonce Schopenhauer, les deux faces étant solidaires. Lecture datée par son anachronisme et son patriotisme scientifique, mais pièce majeure de la réception française de Descartes.
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Descartes, son caractère et son génie
Contre l'image du pur métaphysicien et contre le dénigrement de Ritter, Janet montre un Descartes "spectateur et non acteur" à l'imagination romanesque, dont le génie réside dans l'originalité radicale (fondateur de la philosophie moderne, cogito, réduction de l'univers à l'étendue et à la pensée).
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Descartes stoïcien. Contribution à l'histoire de la philosophie cartésienne
Contre le mythe de l'originalité absolue de Descartes, Brochard soutient qu'il s'est inspiré directement du stoïcisme dans sa morale (morale provisoire, Sénèque, Épictète) et jusque dans sa métaphysique (théorie du jugement : assentiment volontaire et libre), le libre arbitre restant toutefois une pièce rapportée, extérieure au noyau géométrique du système et écartée par Spinoza.
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Descartes (notice des Études d'histoire de la philosophie)
Notice écrite à l'occasion de l'édition Adam-Tannery, soutenant que le cartésianisme "domine tout le développement de la philosophie moderne". Boutroux dégage le problème central, "le passage de la pensée à l'existence", qui ne se noue immédiatement que dans le "Cogito, ergo sum" et commande toute la modernité ; il présente Descartes en fondateur du mécanisme mathématique et en "expression la plus pure du génie" français, dans un éloge patriotique de la IIIe République à lire avec recul.
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Du rapport de la morale à la science dans la philosophie de Descartes (Études d'histoire de la philosophie)
Étude qui part d'un paradoxe : les écrits moraux de Descartes (lettres à Élisabeth, morale provisoire du Discours) semblent empruntés (saint Thomas, stoïcisme) et étrangers au système. Boutroux le renverse en montrant une morale qui "sort des entrailles de la philosophie cartésienne", distinguant une "morale des moyens" (physique appliquée) et une "morale des fins" enracinée dans la métaphysique, où la raison devient "la reine de la nature" : à "Suis la nature" des stoïciens Descartes substitue "Suis la vraie raison".
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