Les cours
Apprendre la philosophie, un penseur à la fois.
Des cours complets, douze à vingt chapitres chacun, du premier pas jusqu'aux questions d'expert. Le cours de Spinoza est entièrement gratuit. Pour les autres, l'ouverture et les premiers chapitres sont en accès libre, le reste se déverrouille avec l'abonnement.
Les fondations
Métaphysique, connaissance, moraleSocrate et sa méthode, la théorie des Idées, la caverne, la réminiscence, l'âme et l'amour, la cité juste : la source de toute la philosophie d'Occident.
Une seule substance qu'on nomme Dieu ou la Nature, les affects décrits comme des forces, le conatus, la liberté comme connaissance, la béatitude.
La généalogie de la morale, la mort de Dieu, la volonté de puissance, l'éternel retour : apprendre à se méfier des évidences et à dire oui à la vie.
La révolution copernicienne, les limites de la raison, l'impératif catégorique, le beau et le sublime : la rigueur qui éclaire tout ce qui suit.
Le doute hyperbolique et le malin génie, le cogito, la preuve de Dieu, la distinction de l'âme et du corps : comment la philosophie devient moderne en partant du sujet qui pense.
Les deux infinis et le roseau pensant, le divertissement qui fuit le néant, le pari, et le coeur qui a ses raisons : penser la grandeur et la misère de l'homme au plus près de l'angoisse.
Se peindre soi-même pour atteindre l'humain, « Que sais-je ? » comme sagesse, la coutume, l'amitié, les cannibales, et l'art d'apprendre à vivre et à mourir.
Le bonheur comme activité de l'âme selon la vertu, le juste milieu, la prudence, l'amitié, la vie contemplative, et l'homme comme animal politique : l'éthique et la cité.
Le monde comme représentation puis comme Volonté, le vouloir-vivre aveugle, la souffrance et l'ennui, et les échappées : l'art, la pitié, l'ascèse. Le grand pessimisme et sa beauté.
Impressions et idées, le problème de l'induction, la causalité réduite à une habitude, le compatibilisme, la critique des miracles et de l'argument du dessein : l'empirisme poussé jusqu'au scepticisme qui réveilla Kant.
Ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas, les représentations et leur usage, le désir bien réglé, la prohairesis et l'exercice : le stoïcisme comme art de rester libre et maître de soi.
Technique et modernité
Penser la machine et la modernitéLa honte prométhéenne, le décalage prométhéen, le monde-fantôme des médias, l'obsolescence de l'homme à l'âge de la bombe et de la machine.
L'individuation, le préindividuel, la métastabilité, la transduction, et une philosophie de l'objet technique qui lui rend sa dignité.
La technique comme mémoire extériorisée, le pharmakon, l'économie de l'attention, la prolétarisation des savoirs et le soin à en prendre.
La question de l'être, le Dasein, l'être-vers-la-mort, puis le langage et la technique comme Gestell : une des pensées les plus exigeantes du siècle.
Politique et société
Le pouvoir, la liberté, la citéComment un seul homme tient-il des millions ? Le pouvoir n'a que les forces qu'on lui prête : la servitude volontaire, la coutume, la pyramide des complices, et la liberté comme refus de servir.
La virtù et la fortuna, la cruauté bien usée, le lion et le renard, mais aussi l'autre Machiavel, républicain, qui fait du conflit la source de la liberté. Et le procès du machiavélisme : « la fin justifie les moyens » n'est pas dans le texte.
L'égalité des conditions, irrésistible. La tyrannie de la majorité, l'individualisme, et le despotisme doux : comment une démocratie peut devenir tutélaire, et comment rester libre.
L'homme naturellement bon que la société corrompt, la naissance de l'inégalité, le contrat social et la volonté générale : obéir à la loi qu'on se donne. Et le contresens du « forcé d'être libre ».
L'esprit des lois, la nature et le principe des gouvernements (vertu, honneur, crainte), et la grande idée : pour qu'on n'abuse pas du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir.
L'état de nature comme guerre de tous contre tous, le contrat qui en sort, le Léviathan et les droits du souverain, mais aussi sa limite : protection contre obéissance. Le fondateur du contractualisme.
Le matérialisme historique, l'infrastructure et la superstructure, l'histoire comme lutte des classes, l'aliénation et l'idéologie : comprendre, et vouloir transformer, le capitalisme.
L'esprit comme table rase, l'expérience pour seule source du savoir ; puis l'état de nature, la propriété par le travail, le consentement et le droit de résistance : l'empirisme et l'acte de naissance du libéralisme.
Cours thématiques
Une question, plusieurs penseurs qui dialoguentAu lieu de suivre un penseur, on suit une question (la liberté, le temps, la technique, la mort) à travers plusieurs philosophes qu'on fait dialoguer, s'accorder et se contredire. Chaque cours thématique croise les voix déjà rencontrées dans les cours par penseur.
Platon, Spinoza, Kant, Nietzsche, Heidegger, Stiegler : six manières de répondre à la plus vieille des énigmes. Le temps est-il l'image mobile d'une éternité qui le dépasse, un simple effet de l'imagination opposé à l'éternel, la forme la plus intime de notre esprit, un cercle que l'on doit vouloir, notre être même tendu vers la mort, ou ce que nos machines retiennent à notre place ? Tout un jugement sur ce que nous sommes se joue dans la réponse.
Platon, Spinoza, Kant, Nietzsche, Anders : cinq philosophes, une question brûlante. Être libre, est-ce s'arracher à l'illusion pour contempler le vrai, comprendre la nécessité qui nous porte, se donner sa propre loi, se surmonter et créer ses valeurs, ou bien porter, comme une plaie, la blessure de n'être ajusté à aucun monde ? D'une couronne à une plaie, tout un jugement sur l'homme se joue dans la réponse.
Platon, Spinoza, Kant, Nietzsche : quatre façons de penser le divin, et quatre séismes. Dieu est-il le Bien qui dépasse l'être, la Nature elle-même dont rien ne s'excepte, une idée hors de portée du savoir que la seule morale réclame, ou un mort dont nous sommes les meurtriers ? D'un penseur à l'autre, ce n'est pas seulement la réponse qui change, mais le mot lui-même, et la place qu'il occupe dans l'édifice du réel. Une histoire en quatre actes du plus lourd des mots.
Platon, Kant, Nietzsche, Heidegger : quatre verdicts sur l'art, et un même soupçon retourné en révélation. L'art est-il une copie trompeuse loin du vrai, un plaisir sans concept qui ne juge rien, ce qui seul justifie l'existence, ou l'événement même de la vérité ? Quatre voix sur le pouvoir des œuvres, et sur ce que chaque époque attend de la beauté.
Spinoza, Nietzsche, Simondon, Stiegler : quatre manières de défaire l'évidence du moi. L'individu est-il une substance qui se tient seule, une fiction de grammaire, le simple résultat d'un processus qui le précède et le déborde, ou ce qui ne s'invente qu'en s'extériorisant dans la technique ? De la substance close au transindividuel, puis à la mémoire confiée aux machines : tout un destin du sujet se joue dans ces déplacements.
Platon, Spinoza, Kant, Nietzsche : quatre réponses à la question des questions. Connaître, est-ce se ressouvenir d'une vérité que l'âme portait déjà, comprendre les choses par leurs causes jusqu'à l'idée qui porte en elle sa propre lumière, construire le phénomène avec les formes de notre esprit en renonçant pour toujours à la chose en soi, ou imposer au monde une interprétation parmi d'autres, symptôme d'une volonté qui évalue ? D'un acte à l'autre, c'est la confiance même de l'esprit dans son pouvoir de connaître qui se transforme.
Platon, Spinoza, Heidegger, Anders : quatre façons de regarder ce que nul ne peut vivre à sa place. La mort est-elle la délivrance de l'âme, ce à quoi le sage ne pense jamais, la possibilité qui rend ma vie mienne, ou, à l'âge de la bombe, l'extermination possible de l'humanité entière ? D'une réponse à l'autre, c'est tout le rapport à la finitude, et donc à la vie, qui se déplace.
Heidegger, Simondon, Stiegler, Anders : quatre philosophes, une même question. La technique est-elle un danger qui nous arraisonne, un mode d'existence à comprendre, ce qui nous constitue, ou ce qui nous rend obsolètes ? Du Gestell à l'obsolescence de l'homme, en passant par l'individuation des machines et le pharmakon, un dossier qui les fait longuement dialoguer.
Platon, Spinoza, Nietzsche : trois manières d'entendre ce que nous sommes, faits d'esprit et de chair. L'âme est-elle prisonnière d'un corps qui l'alourdit et qu'il faut fuir, l'idée d'un corps dont elle n'est ni le maître ni l'esclave, ou bien une invention tardive d'un corps qui pense mieux qu'elle ? Selon la réponse, c'est tout le partage du haut et du bas qui se renverse.
Spinoza, Kant, Nietzsche : trois manières de penser le bien et le mal, et trois séismes. La morale est-elle une connaissance de ce qui augmente notre puissance, une loi inconditionnée que la raison se donne, ou une vieille illusion qu'il faut traîner devant un tribunal ? Sous l'évidence du jugement moral dort une énigme, et de la réponse dépend tout un verdict sur ce que vaut une vie.
Platon, Spinoza, Nietzsche : trois manières d'entendre ce qui nous met en mouvement. Le désir est-il le signe d'un manque, l'aveu d'une privation qu'il faudrait combler et même dessécher, ou l'essence même de ce que nous sommes, une puissance qui ne manque de rien et ne demande qu'à se déployer ? Tout un jugement sur l'existence se joue dans la réponse.
Platon, Heidegger, Stiegler : trois manières d'entendre ce qui se passe quand nous parlons et quand nous écrivons. Le langage est-il un outil que l'homme manie pour étiqueter les choses, la demeure même de l'être dans laquelle il habite, ou une mémoire extériorisée dans la matière qui fait de lui ce qu'il est ? Et l'écriture, ce remède qui est aussi un poison, sauve-t-elle la pensée ou la dépossède-t-elle ?
Le cours de Spinoza est gratuit et intégral. Chaque cours premium laisse son ouverture et ses deux premiers chapitres en accès libre, pour savoir où l'on met les pieds avant de s'abonner.