Bibliographie
Épictète
Le socle documentaire. Chaque entrée indique sa langue, son importance et, quand c'est possible, un accès en ligne libre. La base grandit au fil de la recherche. Pour l'instant 7 références, dont 7 en accès libre.
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Manuel d'Épictète
Le bréviaire du stoïcisme, noté par l'élève Arrien. Tout part de la distinction entre ce qui dépend de nous (nos jugements et désirs) et ce qui n'en dépend pas : là est la clé de la liberté et de la tranquillité. Récupéré intégralement.
Accès libre fr.wikisource.org (trad. Guyau, 1875) ↗ -
Les Entretiens (Diatribes)
Les leçons orales d'Épictète recueillies par Arrien : une philosophie comme exercice et comme thérapie, appliquée aux situations concrètes de la vie. Récupéré intégralement (les 4 livres qui nous sont parvenus ; les livres V-VIII sont perdus depuis l'Antiquité).
Accès libre fr.wikisource.org (trad. Courdaveaux, 1862) ↗ -
Préface aux Entretiens d'Épictète (trad. Courdaveaux)
Préface (Didier, 1862) à la traduction des Entretiens recueillis par Arrien : un essai d'interprétation qui réhabilite les Entretiens contre le Manuel, lequel n'a gardé du stoïcisme que ce qu'il a « de raide et de tendu » et perdu son côté « affectueux et dévoué ». Courdaveaux soutient que la charité stoïcienne découle des principes mêmes du Portique et non d'un emprunt au christianisme, dont l'esprit reste « en opposition complète » avec celui du stoïcisme ; le vrai tort d'Épictète est de nier l'immortalité, « principe de ses contradictions et de ses excès ».
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La traduction française du Manuel d'Épictète (étude introductive et Première partie : les traductions latines)
Pièces liminaires et Première partie de l'édition critique, par Léontine Zanta, de la traduction de Rivaudeau (1567) : elle reconstitue les traductions latines du Manuel aux XVe et XVIe siècles comme les étapes par lesquelles la pensée chrétienne s'est assimilé le stoïcisme, jusqu'au néo-stoïcisme. Le Manuel n'entre dans la culture chrétienne qu'adossé au Commentaire néoplatonicien de Simplicius (âme raisonnable contre corps instrument), d'où un Épictète d'abord platonisé, puis christianisé en code de morale chrétienne par Naogeorgius, Politien dominant un siècle avant la critique du texte inaugurée par Wolf.
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Étude sur la philosophie d'Épictète
Épictète est le penseur de la liberté comme autonomie qui devance la philosophie moderne, mais sa liberté reste manquée car les stoïciens réduisent la volonté à la raison, d'où résignation, égoïsme de la raison et absence de progrès, auxquels Guyau oppose la volonté infinie expansive et l'espérance.
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Introduction au Manuel d'Épictète (trad. Thurot)
Le Manuel n'est pas un livre de sagesse populaire mais un memento technique pour les stoïciens en progrès, qui exige la restitution du lexique de l'école ; Épictète suit fidèlement la doctrine mais s'en écarte par l'esprit dans l'application (famille, État, amitié), et son ascétisme, fondé sur la soumission à l'ordre universel et l'impassibilité, diffère radicalement de l'ascétisme chrétien (amour d'un Dieu personnel), ce qui corrige le parallèle pascalien.
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Dictionnaire des sciences philosophiques, article « Épictète »
Épictète est un pur moraliste qui reçoit ses principes du Portique (Zénon, Cléanthe, Chrysippe) sans les contrôler, et hérite donc des contradictions du stoïcisme, sensualiste en théorie et matérialiste en physique, incapable de fonder la morale du devoir qu'il proclame.
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