Bibliographie
La Boétie
Le socle documentaire. Chaque entrée indique sa langue, son importance et, quand c'est possible, un accès en ligne libre. La base grandit au fil de la recherche. Pour l'instant 6 références, dont 6 en accès libre.
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Discours de la servitude volontaire (Le Contr'un)
L'unique grand texte de La Boétie, écrit très jeune. Il y pose une question restée célèbre : pourquoi tant d'hommes obéissent-ils à un seul, souvent sans contrainte ? Le tyran n'a que le pouvoir qu'on lui prête ; cesser de servir suffirait à le défaire. Manifeste de la désobéissance, lu et aimé par Montaigne.
Accès libre fr.wikisource.org (éd. Bonnefon 1922) ↗ -
Introduction au Discours de la servitude volontaire (texte établi par Paul Bonnefon, Bossard, 1922)
Introduction de Paul Bonnefon à son édition du Discours de la servitude volontaire (Bossard, 1922), trente ans après son édition des Œuvres complètes. Le fait nouveau capital : le Mémoire touchant l'Édit de janvier 1562, qu'il croyait perdu en 1892, il affirme l'avoir retrouvé dans le manuscrit no 410 de la bibliothèque Méjanes (Aix-en-Provence) et l'attribue formellement à La Boétie. C'est l'édition qui dote La Boétie d'un second texte politique, mais l'attribution du Mémoire reste, de l'aveu même de Bonnefon, une conjecture de « valeur relative ».
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Essai sur les idées politiques de Montaigne et La Boëtie
Combes lit La Boëtie comme un esprit romain, stoïque et républicain dont le Contr'un, oeuvre d'un homme mûr et non d'écolier, prône une république aristocratique et fonde la servitude sur le vice volontaire, tout en désapprouvant son apologie implicite du tyrannicide.
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Introduction. Estienne de La Boétie : sa vie, ses ouvrages et ses relations avec Montaigne (Œuvres complètes, éd. Bonnefon, 1892)
Les éditeurs militants ont faussé le sens du Contr'un en l'arrachant à son contexte : replacée dans la vie d'un magistrat modéré et dans son époque, la Servitude volontaire est une œuvre de jeunesse, exercice rhétorique à l'antique sans conclusion tyrannicide, dont la portée révolutionnaire fut ajoutée après coup.
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La Boétie, Montaigne et le Contr'un. Réponse à M. P. Bonnefon
Le Discours de la servitude volontaire publié en 1574-1576 ne serait pas l'exercice de jeunesse de La Boétie mais un pamphlet contre Henri III, profondément remanié après la Saint-Barthélemy par Montaigne, qui l'aurait transmis aux huguenots sous le nom de son ami défunt.
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La Boétie, Montaigne et le Contr'un. Réponse à M. R. Dezeimeris
Réponse polémique d'Armaingaud à Reinhold Dezeimeris (Revue Philomathique, décembre 1907) : Dezeimeris ne conteste pas l'attribution des remaniements à Montaigne mais identifie le tyran du Contr'un à Charles VI plutôt qu'à Henri III. Armaingaud réfute point par point cette « méthode substitutive » (Charles VI ne fut jamais un tyran mais un roi fou surnommé « le Bien-Aimé », son règne fut plein de révoltes populaires, et aucun des traits du portrait du tyran ne lui convient), relevant au passage les erreurs philologiques et de sources de son adversaire. Thèse aujourd'hui réfutée, à citer comme document de la querelle sur l'identité du tyran.
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