Bibliographie
Locke
Le socle documentaire. Chaque entrée indique sa langue, son importance et, quand c'est possible, un accès en ligne libre. La base grandit au fil de la recherche. Pour l'instant 9 références, dont 9 en accès libre.
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Traité du gouvernement civil (Second traité)
L'acte de naissance du libéralisme politique. De l'état de nature (gouverné par la loi naturelle) à la propriété fondée sur le travail, du pacte par consentement au droit de résister au pouvoir qui trahit sa fin. Récupéré intégralement.
Accès libre fr.wikisource.org (trad. Mazel, 1795) ↗ -
Lettre sur la tolérance
Le plaidoyer fondateur pour la séparation de l'Église et de l'État : le magistrat n'a pas à régir le salut des âmes, la foi sincère ne se contraint pas, et la tolérance est le devoir de tous. Récupéré intégralement.
Accès libre fr.wikisource.org (trad. Le Clerc, 1710) ↗ -
Essai sur l'entendement humain (extraits)
Le manifeste de l'empirisme : contre les idées innées (livre I), l'esprit est à la naissance une table rase que l'expérience remplit par la sensation et la réflexion. Récupéré : le livre I intégral et l'ouverture du livre II.
Accès libre fr.wikisource.org (trad. Coste, 1735) ↗ -
Histoire de la philosophie moderne, tome I : John Locke
Chapitre de l'Histoire de la philosophie moderne du Danois Höffding (trad. Bordier, Alcan, 1906) qui présente Locke comme « le premier philosophe critique » : empiriste quant à l'origine des idées et rationaliste quant à leur application. La synthèse reconstruit l'architecture de l'Essai, le point névralgique du principe de causalité (genèse empirique mais légitimité intuitive), la philosophie de la religion et la philosophie politique, concluant que « la vie constitutionnelle des États modernes est essentiellement édifiée sur les principes de Locke ».
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Locke, législateur de la Caroline
L'œuvre de Locke législateur de la Caroline, premier exemple des constitutions a priori, est en parfaite cohérence avec sa doctrine (société-contrat fondée sur la propriété, aristocratie féodale), et son échec inévitable prouve que les lois ne sont pas des idéaux abstraits mais l'expression des rapports sociaux existants.
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Locke, sa Vie et ses Œuvres, première partie
Pour comprendre la philosophie de Locke il faut connaître l'homme et son temps : Rémusat retrace sa vie entière (Oxford, Shaftesbury, exil, retour de 1688) et le présente comme le philosophe de la liberté politique et religieuse anglaise, fondateur de l'empirisme et auteur de la philosophie de la révolution de 1688.
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Locke, sa Vie et ses Œuvres (dernière partie, deuxième partie)
Locke n'est pas un génie créateur mais l'homme d'un à-propos historique décisif (promoteur de l'esprit du XVIIIe siècle) : malgré son spiritualisme et son christianisme sincères, il est, contre les apologistes anglais, le fondateur involontaire du sensualisme français et un fournisseur d'armes pour le scepticisme de Hume.
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Les Antécédents de la philosophie critique (de l'Antiquité jusqu'à Locke ; de Condillac à Kant)
Article en deux livraisons paru dans la Revue philosophique de Ribot (1876) : la Critique de la raison pure n'est pas un commencement mais l'aboutissement d'une longue préparation dont le fil unique est le problème de l'origine des idées. Locke y est la charnière méthodologique qui ouvre la voie à Kant : il rejette l'innéité des idées (tout vient de la sensation et de la réflexion sur une âme « table rase ») tout en maintenant l'innéité des facultés, lecture spiritualiste mesurée qui le distingue du sensualisme de Condillac et du scepticisme de Hume.
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Locke, Philosophie de (article de l'Encyclopédie, tome 9)
Article « Locke, Philosophie de » rédigé par Diderot pour l'Encyclopédie (t. IX, 1765) : document de réception où les Lumières françaises radicalisent Locke. Diderot lui prête l'axiome empiriste « il n'y a rien dans l'entendement qui n'ait été auparavant dans la sensation » et la ruine des idées innées, puis en tire ses propres thèses (un critère sémantique selon lequel toute expression sans objet sensible est « vuide de sens », et la sensibilité comme propriété générale de la matière).
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