Bibliographie
Montaigne
Le socle documentaire. Chaque entrée indique sa langue, son importance et, quand c'est possible, un accès en ligne libre. La base grandit au fil de la recherche. Pour l'instant 7 références, dont 7 en accès libre.
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Essais
Le livre où Montaigne se prend lui-même pour matière, pour atteindre l'humaine condition. Trois livres, du « Que sais-je ? » sceptique de l'Apologie de Raymond Sebond aux essais tardifs sur l'expérience et le repentir. Récupéré intégralement (107 chapitres) en orthographe modernisée.
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La Fille d'alliance de Montaigne, Marie de Gournay (étude introductive)
Étude introductive de Mario Schiff à son édition La Fille d'alliance de Montaigne, Marie de Gournay (Champion, 1910) : notice biographique et critique sur Marie de Jars de Gournay (v. 1565-1645), adoptée par Montaigne comme « fille d'alliance » puis éditrice des Essais. Relève de la réception : le texte des Essais lu aux XVIIe et XVIIIe siècles est en grande partie celui de Gournay (édition posthume de 1595, traductions des citations, retouches, grande préface apologétique). Schiff fait aussi reconnaître, sous les ridicules de la « vieille fille de lettres », sa vraie originalité : la défense argumentée de l'égalité des sexes.
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Éloge de Montaigne
Discours académique de jeunesse de Villemain (recueilli dans Discours et mélanges littéraires, Didier, 1860), en deux parties : Montaigne moraliste, puis écrivain. Il défend Montaigne contre l'accusation pascalienne de pyrrhonisme universel (« Montaigne n'a jamais douté ni de Dieu ni de la vertu »), tient sa morale épicurienne pour une sagesse praticable, et fait du style l'« imagination peignante » nourrie de l'imitation des Anciens. Document majeur de la réception classique, qui fixe le Montaigne sceptique modéré et moraliste de l'honnête homme contre le pyrrhonien de Pascal.
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La Famille de Montaigne (Revue littéraire, à propos de La Famille et les amis de Montaigne de Paul Stapfer)
Compte rendu du livre de Paul Stapfer (La Famille et les amis de Montaigne) paru dans la Revue des Deux Mondes (1895), dont Doumic se sert pour réviser « la légende qui fait de Montaigne un égoïste » : le « se peindre » n'est pas complaisance mais méthode de connaissance de l'homme (« Chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition »). Second axe : contre l'idée que les Confessions prolongent les Essais, Doumic oppose terme à terme Montaigne (moi moyen, sociable, fondateur de l'analyse classique) et Rousseau (moi exception). Pièce majeure de la réception moraliste, orientée et datée mais aux citations fiables.
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La Boétie, Montaigne et le Contr'un. Réponse à M. P. Bonnefon
Le Discours de la servitude volontaire (Contr'un) n'est pas le simple exercice de jeunesse de La Boétie mais un pamphlet remanié contre Henri III, dont les interpolations ont transité par Montaigne, vraisemblablement leur auteur après la Saint-Barthélemy.
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Montaigne en Angleterre
L'influence de Montaigne en Angleterre fut exceptionnelle (il y devint un classique national) et s'explique non par une vertu unique des Essais mais par leur richesse polysémique : chaque époque l'a compris autrement, de la Renaissance (Florio, dramaturges, préparation de Bacon) au déisme rationaliste puis au culte du classique avoué.
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Les Époques de la pensée de Montaigne
Recension du livre de Pierre Villey où Giraud retrace une histoire de Montaigne par époques : les Essais sont une œuvre successive qu'il faut dater couche par couche, marquée par l'évolution de l'art (de l'impersonnel au personnel), de la religion (rationalisme chrétien, crise sceptique de 1576, fidéisme) et de la morale (du stoïcisme livresque à la morale naturaliste du plaisir), Montaigne étant pour Giraud areligieux, génie du paganisme et créateur de l'honnête homme.
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