Bibliographie
Rousseau
Le socle documentaire. Chaque entrée indique sa langue, son importance et, quand c'est possible, un accès en ligne libre. La base grandit au fil de la recherche. Pour l'instant 8 références, dont 8 en accès libre.
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Du contrat social
Comment des hommes nés libres peuvent-ils obéir sans cesser d'être libres ? Rousseau répond par le pacte qui institue la volonté générale : on n'obéit plus qu'à la loi qu'on s'est donnée. Le grand texte de la souveraineté populaire, fascinant et discuté. Incipit célèbre : l'homme est né libre, et partout il est dans les fers.
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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes
L'hypothèse de l'homme naturel, ni bon ni méchant, mû par l'amour de soi et la pitié, que la perfectibilité et la propriété vont arracher à son innocence. Le récit philosophique de la naissance de l'inégalité, et la grande accusation portée contre la société.
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Jean-Jacques Rousseau, sa vie et ses ouvrages
Longue étude critique parue dans la Revue des Deux Mondes (1852-1856, quinze livraisons), l'une des grandes lectures hostiles du XIXe siècle. Saint-Marc Girardin instruit le procès politique de Rousseau, « origine de la doctrine de l'état absolu et tout-puissant » alors même que « personne n'a élevé si haut les droits de l'individu », sans nier son génie ni un éloge sincère de l'Émile.
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Jean-Jacques Rousseau
Dix conférences (Calmann-Lévy, éd. 1905 / 1907) de Jules Lemaître, critique nationaliste, qui ne donnent pas une biographie critique mais « l'histoire de ses sentiments » et lisent Rousseau comme une biographie morale continue, contre l'unité systématique. Parti hostile, Lemaître finit désarmé : il sépare le poète de génie du doctrinaire « malfaisant » et tient le Contrat social pour « le plus funeste » des livres. Document clé de la réception française anti-Rousseau du début du XXe siècle.
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Jean-Jacques Rousseau
Rousseau, penseur de l'avenir (face à Montesquieu, passé, et Voltaire, présent), a fondé la souveraineté nationale et armé la Révolution, mais sa doctrine est incomplète au regard de l'histoire et de la raison : le contrat n'est pas l'origine des sociétés mais leur dernier progrès, la loi n'est pas réductible à la seule volonté, et la négation du gouvernement représentatif méconnaît la sociabilité européenne.
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Les Idées politiques et sociales de Jean-Jacques Rousseau
Rousseau fut « réformateur, révolutionnaire malgré lui » : sa pensée politique, enracinée dans l'amour de la nature, fonde la République et un germe de socialisme, et ses paradoxes sur la civilisation tiennent à un « manque de foi » plus qu'à un vrai pessimisme.
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Jugement philosophique sur J.-J. Rousseau et sur Voltaire (partie Rousseau)
Étude de réception de la Restauration (Plancher, 1817) où Hyacinthe Azaïs lit Rousseau au prisme de sa doctrine des « compensations universelles » : contre les contre-révolutionnaires, il refuse d'y voir un « provocateur » de la Révolution et le tient pour un produit des circonstances genevoises et d'une « organisation singulièrement sensible ». Thèse : Rousseau a manqué la vérité dans ses doctrines (« transitoires ») mais l'a incarnée dans sa personne, d'où le pronostic que seules les Confessions survivront.
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La Politique de Jean-Jacques Rousseau
Recensant le livre de Henri Rodet, Faguet soutient que Rousseau n'a rien inventé (sources protestantes, jésuites, littérature sauvage) et qu'il y a deux Rousseau, un libertaire de tempérament et un autoritaire du Contrat social, la souveraineté populaire absolue étant le droit divin retourné.
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