Bibliographie
Schopenhauer
Le socle documentaire. Chaque entrée indique sa langue, son importance et, quand c'est possible, un accès en ligne libre. La base grandit au fil de la recherche. Pour l'instant 8 références, dont 8 en accès libre.
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Le Monde comme volonté et comme représentation (tome I)
Le grand livre du pessimisme. Le monde est d'abord ma représentation ; mais sa chose en soi est la Volonté, vouloir-vivre aveugle qui se déchire partout. De là la souffrance, et les trois échappées : l'art qui suspend le vouloir, la pitié, la négation ascétique du désir. Récupéré : tout le tome I (les quatre livres de 1819).
Accès libre fr.wikisource.org (trad. Burdeau) ↗ -
Aphorismes sur la sagesse dans la vie
Le Schopenhauer le plus lu et le plus accessible : un art de vivre eudémonologique qui, sans renier le pessimisme, demande comment mener l'existence la moins malheureuse possible. Ce qu'on est compte plus que ce qu'on a ou ce qu'on représente. Récupéré intégralement (introduction + 6 chapitres).
Accès libre fr.wikisource.org (trad. Cantacuzène) ↗ -
Un Bouddhiste contemporain en Allemagne, Arthur Schopenhauer
Schopenhauer est lu comme un "bouddhiste contemporain" dont le pessimisme et le salut par l'anéantissement de la volonté renouvellent la sagesse indienne ; l'étude distingue une thèse idéaliste solide mais kantienne et une thèse de la volonté universelle jugée analogie audacieuse, et situe l'originalité réelle dans la morale (art et ascétisme), tout en refusant in fine le pessimisme au nom de l'instinct d'action.
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Le Bonheur dans le pessimisme. Schopenhauer d'après sa correspondance
Portrait biographique et moral de Schopenhauer d'après ses correspondances (Becker, Frauenstaedt) : le pessimisme, sincère et enraciné dans le tempérament, n'aboutit pas au désespoir mais fournit toute une philosophie du bonheur (abaisser les attentes, négativité du bonheur, refuges de l'art, de la musique, du savoir et du contentement de soi). Le paradoxe culmine dans une vieillesse glorieuse qui dément la doctrine : sa partie sublime a été pensée et rêvée, mais non vécue, d'où l'objection française classique de l'écart entre doctrine et vie (face à Spinoza).
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La philosophie de Schopenhauer (Revue littéraire)
Essai critique écrit à l'occasion de la première traduction française du Monde comme volonté et comme représentation (Cantacuzène) : Brunetière soutient que l'originalité durable de Schopenhauer n'est pas son pessimisme (simple jugement sur la vie, sans base métaphysique, dérivé et détachable) mais sa théorie de la volonté, dont la méthode expérimentale le rapproche de Darwin. Document de la réception française de 1886 où un critique idéaliste dépessimise Schopenhauer (Métaphysique de l'amour lue du point de vue de l'espèce, morale du renoncement, idéalisme anti-panthéiste et anti-matérialiste) contre Comte, Mill, Hegel et le matérialisme.
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Schopenhauer, l'Homme et le Philosophe (d'après une publication récente)
Il y a contradiction entre l'homme et le philosophe : Schopenhauer prêche le pessimisme et le renoncement à la volonté tout en vivant en egoiste heureux ; ses inconséquences se pardonnent au nom du culte du génie et d'une sincérité d'artiste (pessimisme sans douleur), sauf la prétention à se faire fondateur de religion, seule faute qui choque vraiment l'auteur.
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La Jeunesse de Schopenhauer
La jeunesse de Schopenhauer contient déjà, de façon vérifiable, la genèse de son pessimisme : un fonds d'humeur noire hérité du père, développé par la vie de comptoir et les crises familiales, puis coordonné par les lectures de Kant et surtout de Platon en un pessimisme d'espèce particulière qui se relève du réel par la contemplation idéale.
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Schopenhauer et son disciple Frauenstaedt
Étude doctrinale en deux livraisons (Revue philosophique de la France et de l'étranger, 1876) recensant les Nouvelles lettres sur la philosophie de Schopenhauer de Julius Frauenstaedt : le disciple le plus zélé reconnaît enfin que le système a des parties insoutenables et tente de le corriger, mais en éliminant l'idéalisme subjectif, qui n'est pas une erreur de jeunesse mais la base fondamentale colorant tout l'édifice (individuation, causalité, motivation, téléologie, idée, matérialisme, morale). Hartmann soutient que, poussé jusqu'au bout, ce réalisme aboutirait à sa propre Philosophie de l'inconscient, et se dit plus logique et plus fidèle à l'esprit de Schopenhauer. Document de la réception allemande des années 1870 (scission Frauenstaedt moniste, Bahnsen pluraliste, Hartmann continuateur).
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