Penseur
Spinoza
On lit Spinoza comme on apprend à respirer autrement. Sous l'allure froide des démonstrations géométriques se cache une promesse simple et vertigineuse : tout ce qui existe tient ensemble, et comprendre ce lien nous rend un peu plus libres.
Exclu de sa communauté à vingt-trois ans, il a passé sa vie à tailler des verres et à écrire une oeuvre qui ne ressemble à aucune autre. On y croise une seule substance qu'on peut appeler Dieu ou la Nature, des affects décrits avec une précision presque clinique, et une politique qui défend la liberté de penser comme on défend l'air qu'on respire.
Spinoza, le cours complet
Une seule substance qu'on nomme Dieu ou la Nature, les affects décrits comme des forces, le conatus, la liberté comme connaissance, la béatitude.
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6 textesDieu ou la Nature
Spinoza écrit Deus sive Natura, Dieu ou la Nature, et tout dépend de ce petit mot, ou. Il ne propose pas un choix entre deux noms : il pose une seule substance, infinie et nécessaire, dont rien ne sort et hors de laquelle rien n'est. Comprendre cette équation, c'est tenir la clé de tout le reste.
La béatitude
À la toute fin de l'Éthique, Spinoza prononce un mot qui semble venir d'un autre livre : la béatitude. Mais ce n'est ni un paradis ni une récompense. C'est un état présent, une joie d'un genre rare, qui couronne tout le chemin parcouru.
Le conatus
Une pierre qui tombe, un arbre qui pousse, un homme qui désire : chez Spinoza, une même formule les traverse. Chaque chose s'efforce de persévérer dans son être, et cet effort n'est pas une qualité de plus. C'est l'être même de la chose.
Le parallélisme
L'esprit et le corps ne sont pas deux choses qui agiraient mystérieusement l'une sur l'autre. Ce sont une seule et même réalité, dite deux fois, sous deux attributs. De cette identité Spinoza tire une formule fameuse et une libération.
Les affects
Spinoza ne se moque pas des passions et ne les déplore pas : il les comprend. La troisième partie de l'Éthique traite la joie, la tristesse et le désir comme un géomètre traite des figures, et fait de cette science un chemin vers la liberté.
La jalousie chez Spinoza
La jalousie n'est pas un sentiment simple. Spinoza la démonte pièce par pièce et montre qu'elle naît mécaniquement d'un certain amour. Comprendre ce montage, c'est déjà commencer à s'en défaire.
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